Grâce à l’appui financier du Fonds des Nations Unies pour la population, le ministère burundais en charge des droits de la personne humaine et du genre a organisé, le 14 juillet, un atelier sur la femme face à la crise économique mondiale. Dans le souci de les impliquer à s’investir pour en atténuer les effets. Le professeur Ignace Ranguza, consultant, leur a expliqué que la crise a éclaté surtout dans les pays développés à économie de marché. Elle a pris naissance aux Etats-Unis d’Amérique à cause des banquiers qui avaient octroyé beaucoup de crédits pour investir dans l’immobilier. A un certain moment, les banques se sont rendues compte que le secteur de l’immobilier n’était plus rentable, car les cours baissaient continuellement. Tout le monde s’est mis à vendre les maisons et les immeubles pour récupérer un peu d’argent, mais cela n’a pas empêché les banques qui avaient financé des crédits immobiliers de tomber en faillite.
Entre temps, la population qui a perdu confiance dans les banques a alors rapidement récupéré ses dépôts. La crise s’est répandue comme une traînée de poudre dans d’autres pays à cause des relations commerciales qu’il y avait entre les banques américaines et certaines banques et autres entreprises de l’Europe et de l’Asie.
« Pour mettre un terme aux ravages de la crise, les dirigeants américains et européens ont mis en place la politique de l’économiste John Keynes qui avait suggéré, dès la crise de 1929, que l’Etat doit intervenir en donnant des fonds pour sauver les banques et les entreprises, mais également en se réservant un droit de regard et de contrôle sur l’utilisation de ces fonds », explique Ignace Ranguza.
Avec ses 2,5% des échanges commerciaux au niveau mondial, l’Afrique n’a pas été sérieusement affectée par la crise. Mais de nombreux pays africains ont été touchés par la crise au niveau de la baisse des aides au développement, des recettes provenant des produits d’exportations et des recettes du tourisme.
Concernant la contribution des femmes burundaises dans l’atténuation des méfaits de la crise mondiale, le professeur Ranguza a indiqué que les femmes burundaises sont très travailleuses, surtout dans l’agriculture et sont à la base de la majeure partie des récoltes nationales. Pour cela, il a demandé aux associations féminines de plaider énergiquement pour que le gouvernement et les diverses organisations non gouvernementales (ONG) amplifient l’appui aux collectivités rurales, surtout aux associations féminines oeuvrant dans l’agriculture.